Arequipa / Canyon de Colca
Nous arrivons à Arequipa en dehors de nos standards habituels, vers 9h30. Cette ville, la deuxième du pays, est entourée de volcans et de montagnes. Ca lui confère une touche majestueuse, ce qui ajouté à son dynamisme apparent en fait de suite une ville accueillante, où il semble faire bon y vivre.
Mais pour nous, ça attendra. Dans l'immédiat nous devons retrouver nos compères avant de prendre un bus pour Cabanacombe, un petit village situé dans la canyon de Colca. Ce canyon, d'une profondeur de 3200m par endroit (soit deux fois plus que le "Great Canyon") est le second plus profond au monde. Il est réputé pour la diversité de sa flore et surtout pour être un des lieux privilégié où observer des condors.
Après avoir loué le matériel et fait des provisions, puis traversé des paysages splendides (en passant notamment par un col situé à 4 800m), nous arrivons à destination en fin d'après-midi.
Cabanacombe surplombe le canyon, et aidée de ses rues étriquées, faites de vieilles pierres, dégage une impression de village du Moyen-Age, totalement atemporel. Après une courte visite du village, nous passons aux choses sérieuses, l'élaboration du trajet du trek. Comme nous avons décidé de partir sans guide ni mules, il nous faut préparer soigneusement l'itinéraire et surtout alléger nos sacs.
Une courte nuit ensuite, nous décollons vers 6h, afin d'être les premiers sur le sentier. 2h et quelques atermoiements plus tard (nous nous sommes évidemment trompés de route), nous voici lancés dans la descente du canyon. Le chemin, très abrupt, nous permet d'avoir différents points de vue extraordinaires. D'un côté nous pouvons observer un environnement quasi désertique, et de l'autre une multitude d'arbres, plantes et autres végétations tropicales, le tout à même les pentes du canyon.

Les rues de Cabanacombe au petit matin Vince et Flav, ils sont toujours en forme

Vue depuis le haut du canyon Le rio Colca
Nous passons ainsi la matinée à traverser le canyon et les quelques villages qui y sont implantés. C'est l'occasion de constater que malgré le tourisme assez important dans la région, les villageois ont conservé leurs rythmes de vie habituels, c'est à dire simples et traditionnels (cela signifie également qu'ils ne bénéficient surement pas des retombées financières liées aux touristes).
En milieu d'après-midi, nous atteignons un oasis situé au fond du canyon. Nous en profitons pour nous baigner dans une eau tiède, un véritable plaisir après une journée assez physique.
La fin de journée défile sur le même tempo "détente", entre belote (la première du séjour, enfin!!), apéros dans des chaises longues, puis discussion au coin du feu avec les quelques personnes présentes.

Point de vue à mi-canyon Petit moment de réconfort

La soirée, très agréable, s'est sans doute trop prolongée puisque nous nous réveillons grimaçant à 4h30 pour effectuer le retour. Malgré des petites migraines (et aucun café pour y remédier), nous partons à l'assaut de la montée finale assez motivés (1 300m de dénivelé tout de même). Il nous faut en effet arriver tôt au village pour pouvoir prendre le bus du matin (vers 9h).
Sans trop de heurts nous parvenons au sommet vers 7h30, essouflés mais assez fiers de nous. La montée, en bon état et plutôt régulière dans sa difficulté, s'est presque révélée facile... En plus, nous avons eu el'opportunité d'assister au lever de soleil au cours de l'ascension, ce qui a agit comme une récompense et nous a aidé pour accomplir les "derniers mètres".

Le meilleur moment de la journée... Lever de soleil au-dessus du canyon
Mais pas le temps de s'attarder là-haut, nous devons rejoindre le village, récupérer nos sacs et acheter les billets de bus. Tout se déroule à merveille, exceptée la dernière étape. En effet, il ne reste que 3 places assises pour le retour (qui correspond à 6h de trajet par des routes non asphaltées). L'un de nous devra donc se coltiner tout le retour debout. Coup de chance pour la justice, aucun de nous ne peut s'asseoir. Le bus est déjà plein, rempli de locaux et de leurs récoltes, et il nous est impossible d'accéder à nos places. Ainsi nous retrouvons à 3 debout, les mines assez déconfites (Jacques ayant obtenu une "place" près du chauffeur). Autant le dire explicitement, bien que je sois parti pour découvrir des lieux, des façons de vivre différentes, et être mis en face de situations typiques, celle-ci ne m'a pas plu du tout.
Petit coup de baume au coeur, Jacques réussit à négocier un rôle de DJ, et peut mettre sa musique. Une partie du trajet se fait ainsi avec NTM, Didier Super ou encore Birdy Nam Nam dans les hauts parleurs, sous les regards médusés des péruviens.
L'arrivée à Arequipa est vécue comme un grand soulagement après ce trajet éprouvant. Nous prenons nos billets pour le bus nocturne à destination de Cuzco, puis filons visiter la ville avec Vincent (Jacques et Jean partent eux pour le Titicaca).
Si le centre-ville d'Arequipa (de style colonial), bien conseré et propre de surcroît est très agréable, le point d'orgue de notre balade est sans aucun doute la visite du couvent de Santa Catalina. Situé non loin de la place centrale, cet édifice religieux était le plus fameux de l'Amérique Latine coloniale. Et l'architecture ainsi que les décorations intérieures sont à la hauteur de sa réputation. De nombreuses pièces de vie (chambres, cuisines, salons) ont été laissées en l'état, et je me surprend plusieurs fois à imaginer la vie du couvent autrefois. Enfin, le "clou" du spectacle est le toit, qui offre une vue imprenable sur la ville, et le volcan qui la domine.


Enthousiasmé par ce que nous venons de voir, nous prenons le bus sourires aux lèvres (et assis en prime !), en direction de Cuzco, l'ancienne capitale inca.

Arequipa et son volcan Un dernier coucher de soleil
Mais pour nous, ça attendra. Dans l'immédiat nous devons retrouver nos compères avant de prendre un bus pour Cabanacombe, un petit village situé dans la canyon de Colca. Ce canyon, d'une profondeur de 3200m par endroit (soit deux fois plus que le "Great Canyon") est le second plus profond au monde. Il est réputé pour la diversité de sa flore et surtout pour être un des lieux privilégié où observer des condors.
Après avoir loué le matériel et fait des provisions, puis traversé des paysages splendides (en passant notamment par un col situé à 4 800m), nous arrivons à destination en fin d'après-midi.
Cabanacombe surplombe le canyon, et aidée de ses rues étriquées, faites de vieilles pierres, dégage une impression de village du Moyen-Age, totalement atemporel. Après une courte visite du village, nous passons aux choses sérieuses, l'élaboration du trajet du trek. Comme nous avons décidé de partir sans guide ni mules, il nous faut préparer soigneusement l'itinéraire et surtout alléger nos sacs.
Une courte nuit ensuite, nous décollons vers 6h, afin d'être les premiers sur le sentier. 2h et quelques atermoiements plus tard (nous nous sommes évidemment trompés de route), nous voici lancés dans la descente du canyon. Le chemin, très abrupt, nous permet d'avoir différents points de vue extraordinaires. D'un côté nous pouvons observer un environnement quasi désertique, et de l'autre une multitude d'arbres, plantes et autres végétations tropicales, le tout à même les pentes du canyon.

Les rues de Cabanacombe au petit matin Vince et Flav, ils sont toujours en forme

Vue depuis le haut du canyon Le rio Colca
Nous passons ainsi la matinée à traverser le canyon et les quelques villages qui y sont implantés. C'est l'occasion de constater que malgré le tourisme assez important dans la région, les villageois ont conservé leurs rythmes de vie habituels, c'est à dire simples et traditionnels (cela signifie également qu'ils ne bénéficient surement pas des retombées financières liées aux touristes).
En milieu d'après-midi, nous atteignons un oasis situé au fond du canyon. Nous en profitons pour nous baigner dans une eau tiède, un véritable plaisir après une journée assez physique.
La fin de journée défile sur le même tempo "détente", entre belote (la première du séjour, enfin!!), apéros dans des chaises longues, puis discussion au coin du feu avec les quelques personnes présentes.

Point de vue à mi-canyon Petit moment de réconfort

La soirée, très agréable, s'est sans doute trop prolongée puisque nous nous réveillons grimaçant à 4h30 pour effectuer le retour. Malgré des petites migraines (et aucun café pour y remédier), nous partons à l'assaut de la montée finale assez motivés (1 300m de dénivelé tout de même). Il nous faut en effet arriver tôt au village pour pouvoir prendre le bus du matin (vers 9h).
Sans trop de heurts nous parvenons au sommet vers 7h30, essouflés mais assez fiers de nous. La montée, en bon état et plutôt régulière dans sa difficulté, s'est presque révélée facile... En plus, nous avons eu el'opportunité d'assister au lever de soleil au cours de l'ascension, ce qui a agit comme une récompense et nous a aidé pour accomplir les "derniers mètres".

Le meilleur moment de la journée... Lever de soleil au-dessus du canyon
Mais pas le temps de s'attarder là-haut, nous devons rejoindre le village, récupérer nos sacs et acheter les billets de bus. Tout se déroule à merveille, exceptée la dernière étape. En effet, il ne reste que 3 places assises pour le retour (qui correspond à 6h de trajet par des routes non asphaltées). L'un de nous devra donc se coltiner tout le retour debout. Coup de chance pour la justice, aucun de nous ne peut s'asseoir. Le bus est déjà plein, rempli de locaux et de leurs récoltes, et il nous est impossible d'accéder à nos places. Ainsi nous retrouvons à 3 debout, les mines assez déconfites (Jacques ayant obtenu une "place" près du chauffeur). Autant le dire explicitement, bien que je sois parti pour découvrir des lieux, des façons de vivre différentes, et être mis en face de situations typiques, celle-ci ne m'a pas plu du tout.
Petit coup de baume au coeur, Jacques réussit à négocier un rôle de DJ, et peut mettre sa musique. Une partie du trajet se fait ainsi avec NTM, Didier Super ou encore Birdy Nam Nam dans les hauts parleurs, sous les regards médusés des péruviens.
L'arrivée à Arequipa est vécue comme un grand soulagement après ce trajet éprouvant. Nous prenons nos billets pour le bus nocturne à destination de Cuzco, puis filons visiter la ville avec Vincent (Jacques et Jean partent eux pour le Titicaca).
Si le centre-ville d'Arequipa (de style colonial), bien conseré et propre de surcroît est très agréable, le point d'orgue de notre balade est sans aucun doute la visite du couvent de Santa Catalina. Situé non loin de la place centrale, cet édifice religieux était le plus fameux de l'Amérique Latine coloniale. Et l'architecture ainsi que les décorations intérieures sont à la hauteur de sa réputation. De nombreuses pièces de vie (chambres, cuisines, salons) ont été laissées en l'état, et je me surprend plusieurs fois à imaginer la vie du couvent autrefois. Enfin, le "clou" du spectacle est le toit, qui offre une vue imprenable sur la ville, et le volcan qui la domine.

Cathédrale et plaza de Armas d'Arequipa

Aperçus du couvent de Santa Catalina
Enthousiasmé par ce que nous venons de voir, nous prenons le bus sourires aux lèvres (et assis en prime !), en direction de Cuzco, l'ancienne capitale inca.

Arequipa et son volcan Un dernier coucher de soleil
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