Cusco
Nous sommes accueillis à Cusco par un épais brouillard et une fine pluie (fait assez rarissime au cours de notre voyage pour être souligné).
Malgré ce temps maussade, nous consacrons notre première journée sur place à visiter la ville et à préparer notre trek pour le Macchu Pichu. Rapidement, nous nous rendons compte que la ville possède quelque chose de spécial. Les rues sont toutes pavées et regorgent d'édifices majestueux datant de l'ápoque coloniale (16e et 17e siècles). Mais contrairement aux autres villes traversées, les monuments et les églises de Cusco s'intègrent bien mieux dans l'urbanisme local. L'architecture de ces bâtiments semblerait parfois presque avoir été inspirée par le style inca.

Après cette visite de la ville, nous tentons de dénicher quelques informations sur le trek du Salcantay auprès de la population locale et de quelques (rares) agences serviables. En effet nous souhaitons accéder au site du Macchu Pichu en passant par des chemins moyennement touristiques. Et comme l'on souhaite le faire seuls, il nous faut bien planifier le parcours et soigner l'organisation. Après quelques heures de recherche, nous tenons enfin notre feuille de route pour le surlendemain. Plutôt fiers de nous, nous allons nous reposer afin d'être en forme pour le lendemain, consacré à la visite des alentours de Cusco, garnis de ruines incas. Une mise en bouche avant le Macchu Pichu en quelque sorte.
Vue sur la vallée depuis le site de Pisac Cultures en étages incas
Ancien village fortifié de Pisac
Stand de Pommes de terre (plus de 400 espèces existent)
Cette journée commence donc par la visite du site de Pisac. Il s'agit du plus grand site inca conservé dans la région. La visite nous permet d'observer d'anciennes écuries, des maisons d'époque et surtout les fameuses cultures étagées des incas, preuve de l'ingéniosité de cette civilisation. Toutefois, si la visite peut être qualifiée d'intéressante, nous restons un peu sur notre faim par rapport aux attentes éveillées par les guides (encore ce fumiste de guide du routard...).
Mais coup de chance, c'est dimanche. Et le dimanche à Pisac, c'est jour de marché, le plus typique de la région qui plus est.
Stand d'épices Carafe dédiée au Dieu Phallo, dieu de la fertilité chez les incas
C'est occasion rêvée pour acheter des panchos (afin de compléter notre tenue sud-américaine) et de découvrir des produits authentiquement péruviens. Une fois notre contribution apportée à l'économie locale, et surtout les sens éveillés par la variété de couleurs et d'odeurs présentes, nous entamons le chemin retour vers Cusco, avec au programme la visite de 4 autres sites de ruines incas.
Au final, excepté le dernier qui nous offre une vue panoramique de Cusco et met en avant les méthodes de construction incas (énormes blocs de pierre de plusieurs tonnes, taillés pour être empilés les uns sur les autres), la visite est assez décevante.
Nous rentrons donc à Cusco un poil déçu, et surtout prêts à en découdre avec la forêt tropicale.
Site de Sacsahuaman, avec toboggan naturel Exemle de rempart érigé par les incas
Coup du sort cette fois, ou processus de somatisation, je passe la nuit malade et sans pouvoir fermer l'oeil, sans doute à cause d'une intoxication alimentaire. Incapable de me lever au petit matin, nous nous retrouvons contraints de renoncer au trek. Je passe la journée alité, à récupérer un peu de force afin d'être en mesure de visiter la région le lendemain.
Après une bonne nuit réparatrice, nous allons faire un tour en ville avant de partir explorer les "salinas", grande zone dédiée au recueil de sel. En chemin, nous croisons de vieilles connaissances, Jacques et Jean, que nous étions censés seulement retrouver pour la visite du Macchu Pichu.
Ainsi nous partons à 4 visiter les salinas, et ne sommes vraiment pas déçus. Le site est somptueux, avec tous ces bassins salins situés à flanc de montagne. Surtout il s'agit pour nous quatre d'une visite nouvelle et d'une découverte puisqu'aucun de nous n'avait auparavant visité un endroit semblable. Heureux du choix judicieux de notre visite, nous ragaillardis à Cusco, impatients de partir à la rencontre du Macchu Pichu.
Les Salinas