Huaraz / Trek Llagunaco - Cashapampa
Nous arrivons tôt à Huaraz (aux alentours de 6h30), ce qui tombe bien puisqu'un programme chargé nous attend.
Nous devons louer du matériel (tentes, réchaud...), acheter de la nourriture et surtout de l'eau pour 3 jours de randonnée, et enfin trouver un arriero (muletier) qui pourra nous guider à travers la Cordilière Blanche. Commes nous souhaitons faire le fameux trek Llaganuco - Cashapampa en 3 jours au lieu de 4, il nous faut entamer la marche de bonne heure le premier jour.
Malheureusement le point de départ situé à 2h30 de Huaraz selon le Guide du routard se trouve en réalité à 4h30 de route.
Après deux changements de colectivos, nous optons pour un taxi afin d'arriver avant la fin de l'après-midi sur place. Heureusement, pour nous détendre, le trajet se révèle magnifique. La route part de 2 500 m et s'élève jusqu'à 5 000 m, traversant successivement une forêt quasi-tropicale, un plateau baigné par deux lacs aux eaux turquoises, puis un paysage de haute montagne. Que du bonheur !!

A gauche, les lagunes de Llaganuco A droite, le Huascaran (6 700m)
Paradoxalement, c'est à la fois fatigués par la route et reposés, ou plutôt apaisés par les paysages, que nous parvenons vers 15h à Valqueira, petit village quechua perché à 4 000 m.
Après les quelques minutes réglementaires de négociations (le prix est passé comme par magie de 120 à 60$), nous entamons la randonnée accompagnés de Floriano, jeune quechua de 19ans, et de sa mûle Tigre.

Mais la nuit tombe assez vite, et nous nous arrêtons de marcher 1h30 seulement après notre départ. Ce qui signifie que nous allons ramer le lendemain, comme nous le suggère sympathiquement Floriano.
Notre premier bivouac aura donc lieu à 3 800 m, sur un petit replat situé au bord d'un torrent. Surtout, nous sommes seuls puisque Floriano a malencontreusement oublié son duvet (normal lorsque l'on campe à + de 3 500 m...) et doit rentrer dormir chez lui.
Nous vivons donc une soirée "flash-back" avec Vince, comme à l'époque préhistorique. Nous mettons 2h à recolter (à la torche) du bois pour le feu, 1h à l'allumer puis à cuisiner, difficilement, quelques pâtes qui s'avèrent évidemment infectes. Au moins, nous réussissons à nous préparer un mate de coca avant de filer dormir, vers 21h.


Le lendemain matin, le réveil est bizarrement assez facile. A peine le temps de ranger la tente et nous voilà déjà en route. Après une première heure de mise-en-jambe, nous attaquons l'ascension du col de Puerto Union (4 750 m !!). Nous espérions observer des paysages variés au cours de la montée, mais vivons finalement un véritable calvaire durant les 3h de montée. La pente est abrupte, le chemin difficile et le muletier se balade 500 m devant nous. Ajoutez à cela l'altitude qui nous empêche de respirer convenablement et vous réunissez tous les ingrédients qui transforment ces 3h de en chemin de croix.
Nous atteignons le sommet en titubant, le coeur cognant de toutes ses forces la cage thoracique et avec un bon soroche (mal de tête dû à l'altitude). Mais Floriano nous laisse à peine digérer notre "exploit" et nous pousse à repartir directement afin de respecter les délais. Nous effectuons la descente en 1h pour nous retrouver sur un petit plateau, lieu de la pause déjeuner. 20 minutes et deux jambon-beurre au pain rassis après, nous sommes confrontés à un dilemme.


Soit nous reprenons la route jusqu'au prochain campement (environ 5h), soit nous effectuons un détour d'1h30 pour aller observer l'Alpamayo, aussi appelée la montagne diamant et censée une des plus belle au monde. Bien qu'il nous faille effectuer une nouvelle ascension d'une heure et que nous ayons des débuts de crampe, nous optons pour la seconde option.
L'Alpamayo est en effet une belle montagne, mais en faire une merveille me semble exagéré, et c'est un poil déçu que je reprends la route. Heureusement, celle-ci nous conduit vite dans la vallée, où nous avançons entourés des deux cordilières péruviennes, la Noire et la Blanche.
Le contraste entre les deux est saisissant et magnifique à la fois. D'un côté des montagnes "chauves", sur lesquelles on n'aperçoit seulement des rochers, et de l'autre côté de la vallée, des pics aux neiges éternelles, le long desquels s'écoulent des cascades qui viennent alimenter un lac situé en contrebas. Pendant tout l'après-midi nous marchons dans cet environnement, et traversons des paysages une nouvelle fois très variés, allant des champs de maïs aux lagunes "grecques", le tout en 15km.





Et c'est avec ces clichés plein les yeux, et bien aidé par une fatigue physique légitime que nous nous endormons à 19h, soit 1h seulement après avoir planté notre tente.
Si la nuit se passe mal, nous avons heureusement peu de chemin à faire ce dernier jour grâce aux efforts consentis la veille. Pressés d'en finir et impatients de s'offrir un bon repas, nous terminons le trek sur un tempo élevé (à la grande surprise de notre arriero), sans toutefois perdre une miette du décor forêt tropicale qui nous accompagne en fin de parcours.


Une fois Floriano remercié, il nous reste seulement 3h de colectivos pour rejoindre Huaraz, où nous attend ensuite un bus pour Lima. C'est donc fatigués et assez atteints physiquement que nous achevons notre visite du nord du Pérou. Mais aucun regret, car la variété de panoramas rencontrés en si peu de temps, et surtout leurs beautés respectives me laissent la tête remplies de souvenirs. Et puis même si l'entente avec notre muletier ne fut pas optimale, ce qui quelque peu restreint la découverte des aspects culturels des quechuas, ce trek a également été l'occasion de traverser une région où cohabitent les deux principales tribus du Pérou (les Quechuas et les Aymaras). Ainsi, nous avons pu tout de même observer quelques traditions locales et sortir un poil du circuit touristique classique "resto-musée-monument-hôtel", ce qui est toujours plaisant, et tellement enrichissant.

Nous devons louer du matériel (tentes, réchaud...), acheter de la nourriture et surtout de l'eau pour 3 jours de randonnée, et enfin trouver un arriero (muletier) qui pourra nous guider à travers la Cordilière Blanche. Commes nous souhaitons faire le fameux trek Llaganuco - Cashapampa en 3 jours au lieu de 4, il nous faut entamer la marche de bonne heure le premier jour.
Malheureusement le point de départ situé à 2h30 de Huaraz selon le Guide du routard se trouve en réalité à 4h30 de route.
Après deux changements de colectivos, nous optons pour un taxi afin d'arriver avant la fin de l'après-midi sur place. Heureusement, pour nous détendre, le trajet se révèle magnifique. La route part de 2 500 m et s'élève jusqu'à 5 000 m, traversant successivement une forêt quasi-tropicale, un plateau baigné par deux lacs aux eaux turquoises, puis un paysage de haute montagne. Que du bonheur !!

A gauche, les lagunes de Llaganuco A droite, le Huascaran (6 700m)
Paradoxalement, c'est à la fois fatigués par la route et reposés, ou plutôt apaisés par les paysages, que nous parvenons vers 15h à Valqueira, petit village quechua perché à 4 000 m.
Après les quelques minutes réglementaires de négociations (le prix est passé comme par magie de 120 à 60$), nous entamons la randonnée accompagnés de Floriano, jeune quechua de 19ans, et de sa mûle Tigre.

Mais la nuit tombe assez vite, et nous nous arrêtons de marcher 1h30 seulement après notre départ. Ce qui signifie que nous allons ramer le lendemain, comme nous le suggère sympathiquement Floriano.
Notre premier bivouac aura donc lieu à 3 800 m, sur un petit replat situé au bord d'un torrent. Surtout, nous sommes seuls puisque Floriano a malencontreusement oublié son duvet (normal lorsque l'on campe à + de 3 500 m...) et doit rentrer dormir chez lui.
Nous vivons donc une soirée "flash-back" avec Vince, comme à l'époque préhistorique. Nous mettons 2h à recolter (à la torche) du bois pour le feu, 1h à l'allumer puis à cuisiner, difficilement, quelques pâtes qui s'avèrent évidemment infectes. Au moins, nous réussissons à nous préparer un mate de coca avant de filer dormir, vers 21h.


Le lendemain matin, le réveil est bizarrement assez facile. A peine le temps de ranger la tente et nous voilà déjà en route. Après une première heure de mise-en-jambe, nous attaquons l'ascension du col de Puerto Union (4 750 m !!). Nous espérions observer des paysages variés au cours de la montée, mais vivons finalement un véritable calvaire durant les 3h de montée. La pente est abrupte, le chemin difficile et le muletier se balade 500 m devant nous. Ajoutez à cela l'altitude qui nous empêche de respirer convenablement et vous réunissez tous les ingrédients qui transforment ces 3h de en chemin de croix.
Nous atteignons le sommet en titubant, le coeur cognant de toutes ses forces la cage thoracique et avec un bon soroche (mal de tête dû à l'altitude). Mais Floriano nous laisse à peine digérer notre "exploit" et nous pousse à repartir directement afin de respecter les délais. Nous effectuons la descente en 1h pour nous retrouver sur un petit plateau, lieu de la pause déjeuner. 20 minutes et deux jambon-beurre au pain rassis après, nous sommes confrontés à un dilemme.

Début de l'ascension, nous tenons encore debout

Vues depuis le col
Soit nous reprenons la route jusqu'au prochain campement (environ 5h), soit nous effectuons un détour d'1h30 pour aller observer l'Alpamayo, aussi appelée la montagne diamant et censée une des plus belle au monde. Bien qu'il nous faille effectuer une nouvelle ascension d'une heure et que nous ayons des débuts de crampe, nous optons pour la seconde option.
L'Alpamayo est en effet une belle montagne, mais en faire une merveille me semble exagéré, et c'est un poil déçu que je reprends la route. Heureusement, celle-ci nous conduit vite dans la vallée, où nous avançons entourés des deux cordilières péruviennes, la Noire et la Blanche.
Le contraste entre les deux est saisissant et magnifique à la fois. D'un côté des montagnes "chauves", sur lesquelles on n'aperçoit seulement des rochers, et de l'autre côté de la vallée, des pics aux neiges éternelles, le long desquels s'écoulent des cascades qui viennent alimenter un lac situé en contrebas. Pendant tout l'après-midi nous marchons dans cet environnement, et traversons des paysages une nouvelle fois très variés, allant des champs de maïs aux lagunes "grecques", le tout en 15km.


En fond, l'Alpamayo



Et c'est avec ces clichés plein les yeux, et bien aidé par une fatigue physique légitime que nous nous endormons à 19h, soit 1h seulement après avoir planté notre tente.
Si la nuit se passe mal, nous avons heureusement peu de chemin à faire ce dernier jour grâce aux efforts consentis la veille. Pressés d'en finir et impatients de s'offrir un bon repas, nous terminons le trek sur un tempo élevé (à la grande surprise de notre arriero), sans toutefois perdre une miette du décor forêt tropicale qui nous accompagne en fin de parcours.


Une fois Floriano remercié, il nous reste seulement 3h de colectivos pour rejoindre Huaraz, où nous attend ensuite un bus pour Lima. C'est donc fatigués et assez atteints physiquement que nous achevons notre visite du nord du Pérou. Mais aucun regret, car la variété de panoramas rencontrés en si peu de temps, et surtout leurs beautés respectives me laissent la tête remplies de souvenirs. Et puis même si l'entente avec notre muletier ne fut pas optimale, ce qui quelque peu restreint la découverte des aspects culturels des quechuas, ce trek a également été l'occasion de traverser une région où cohabitent les deux principales tribus du Pérou (les Quechuas et les Aymaras). Ainsi, nous avons pu tout de même observer quelques traditions locales et sortir un poil du circuit touristique classique "resto-musée-monument-hôtel", ce qui est toujours plaisant, et tellement enrichissant.

Merci Floriano !!
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