Copacabana / Lac Titicaca
Notre arrivée en Bolivie est conforme à nos attentes, c'est à dire difficile.
Tout commence par un passage de la frontière délicat, oú les douaniers, plutôt zélés sur le coup, décident de garder Vincent pour le questionner sur sa "véritable" nationalité. La raison, sa photo de passeport légèrement abîmée qui semble poser de nombreux problèmes de conscience à ces braves soldats.
Une fois ces formalités effectuées, nous reprenons la route en direction de Copacabana, ville située sur les bords du lac Titicaca. Comme prévu, la ville malgré quelques beaux bâtiments baroques (dont une cathédrale très "kitsch") est assez pauvre et laisse augurer de la situation économique du pays telle qu'elle nous a été décrit par plusieurs voyageurs auparavant.

L'avantage est que nous n'avons aucune envie de nous y attarder, et que nous prenons directement un bateau pour l'Isla del Sol. Le bateau est plein et il ne reste que quelques places à l'intérieur, mais après une négociation serrée (preuve irréfutable de nos progrès en espagnol), nous obtenons l'autorisation auprès du capitaine pour nous installer, voire même nous affaler, à l'avant, les pieds frôlant l'eau. Confortablement allongés, nous profitons pendant les deux heures de trajet d'une douce brise "marine" très relaxante et observons des paysages magnifiques, alternances d'ilôts à la végétation désertique, de forêts sur les rives du lac et de pics enneigés en arrière-plan.

Arrivés sur l'île, nous passons une petite heure à trouver l'auberge qui nous offrira la plus belle vue (grosso modo celle qui sera perchée le plus haut, ce qui avec nos sacs sur le dos se fait non sans mal!). Une fois dénichée la perle rare, nous partons en balade sur l'île pour trouver le meilleur point de vue afin de profiter du coucher de soleil. Malgré la foule qui avait embarquée sur le bateau, nous nous retrouvons à notre grande surprise seuls sur les sentiers, entourés de chèvres, moutons, et d'une flore semblable à la garrigue.
Parvenus au sommet d'une colline, nous nous installons sur des rochers et dégustons le spectacle proposé : la descente du soleil sous l'horizon du lac, avec des couleurs qui varient autour du jaune embrasé pour ensuite virer dans les violets-rosés (n'étant pas doué pour la description des couleurs, n'hésitez pas à vous référer aux photos...).

Enchantés, mais insatiables, nous allons nous coucher tôt afin d'être levés aux aurores pour le lever du soleil cette fois-ci. Et ce moment va être encore plus surréaliste. A la beauté de la scène de la veille s'ajoute le froid vivifiant et surtout le sentiment toujours spécial de vivre quelque chose d'unique, comme si l'on se retrouvait seul au monde, lorsque l'on est le premier levé (encore plus unique après 6 mois d'erasmus).
Une ultime balade plus tard et nous voici de retour vers Copacabana, sur la coque du bateau évidemment. De là nous prenons le premier bus pour La Paz, impatients de la confronter à nos attentes nées des récits que nous avons pu entendre.
Tout commence par un passage de la frontière délicat, oú les douaniers, plutôt zélés sur le coup, décident de garder Vincent pour le questionner sur sa "véritable" nationalité. La raison, sa photo de passeport légèrement abîmée qui semble poser de nombreux problèmes de conscience à ces braves soldats.
Une fois ces formalités effectuées, nous reprenons la route en direction de Copacabana, ville située sur les bords du lac Titicaca. Comme prévu, la ville malgré quelques beaux bâtiments baroques (dont une cathédrale très "kitsch") est assez pauvre et laisse augurer de la situation économique du pays telle qu'elle nous a été décrit par plusieurs voyageurs auparavant.

L'avantage est que nous n'avons aucune envie de nous y attarder, et que nous prenons directement un bateau pour l'Isla del Sol. Le bateau est plein et il ne reste que quelques places à l'intérieur, mais après une négociation serrée (preuve irréfutable de nos progrès en espagnol), nous obtenons l'autorisation auprès du capitaine pour nous installer, voire même nous affaler, à l'avant, les pieds frôlant l'eau. Confortablement allongés, nous profitons pendant les deux heures de trajet d'une douce brise "marine" très relaxante et observons des paysages magnifiques, alternances d'ilôts à la végétation désertique, de forêts sur les rives du lac et de pics enneigés en arrière-plan.

Arrivés sur l'île, nous passons une petite heure à trouver l'auberge qui nous offrira la plus belle vue (grosso modo celle qui sera perchée le plus haut, ce qui avec nos sacs sur le dos se fait non sans mal!). Une fois dénichée la perle rare, nous partons en balade sur l'île pour trouver le meilleur point de vue afin de profiter du coucher de soleil. Malgré la foule qui avait embarquée sur le bateau, nous nous retrouvons à notre grande surprise seuls sur les sentiers, entourés de chèvres, moutons, et d'une flore semblable à la garrigue.
Parvenus au sommet d'une colline, nous nous installons sur des rochers et dégustons le spectacle proposé : la descente du soleil sous l'horizon du lac, avec des couleurs qui varient autour du jaune embrasé pour ensuite virer dans les violets-rosés (n'étant pas doué pour la description des couleurs, n'hésitez pas à vous référer aux photos...).

Enchantés, mais insatiables, nous allons nous coucher tôt afin d'être levés aux aurores pour le lever du soleil cette fois-ci. Et ce moment va être encore plus surréaliste. A la beauté de la scène de la veille s'ajoute le froid vivifiant et surtout le sentiment toujours spécial de vivre quelque chose d'unique, comme si l'on se retrouvait seul au monde, lorsque l'on est le premier levé (encore plus unique après 6 mois d'erasmus).
Une ultime balade plus tard et nous voici de retour vers Copacabana, sur la coque du bateau évidemment. De là nous prenons le premier bus pour La Paz, impatients de la confronter à nos attentes nées des récits que nous avons pu entendre.
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